18.7.08

Puisque vous ne le trouvez pas...

Le nouveau blog, c'est !

C'est donc reparti pour de nouvelles aventures bloguesques! A très vite, amis pervers et autres amateurs de culture et déconfiture!

10.7.08

Stop

Vous l’aurez peut-être remarqué, ça ne bouge plus trop, ici. Il y a un ras-le-bol qui traîne, lancinant et pour plein de raisons, dans mon petit crâne, et j'ai décidé de l'écouter et de passer à autre chose. J’ai donc pris une décision qui ne va pas plaire à quelques-uns, et dont tous les autres se taperont royalement: j’arrête d’écrire sur ce blog. C’est dommage, mais c’est comme ça. Je ne vais pas supprimer le blog (en tout cas, pas tout de suite), ainsi je laisse la possibilité à mes quelques amis contributeurs de laisser un dernier message, ou même, s’ils le souhaitent (mais j’en doute fort) de continuer à envoyer des articles à l’avenir.

Je quitte ce blog parce que je m’y sens seul, que je n’ai plus envie de m’astreindre à y écrire quotidiennement compte tenu de l’absence totale d’interactivité qui y règne depuis quelque temps, et parce que je ne me reconnais plus vraiment dans ce que j’y vois. Et non, ce n’est pas à mettre sur le compte de ma transition dans la vie parisienne. Je dis cela sans amertume, mais quitte à être tout seul sur un blog, j’aime autant qu’il soit seulement à moi. Je vais donc évoluer vers d’autres horizons bloguesques, bien que je ne sache pas encore exactement quelle approche adopter. Si vous êtes malins, et je n’en doute pas, vous saurez où me chercher. Dans le cas contraire, je laisserai un article avec un link, quand il y aura matière à linker.

Cette petite aventure du Cercle Futile, avec son nom un peu magique et un peu grotesque tapé au hasard au moment de sa création, prend donc fin ici. Merci beaucoup à ceux qui l’ont rendue drôle et réactive, et qui, probablement, m’en voudront de les lâcher en plein rush télévisuel de l’été. Eh oui, plus de résumés de Koh-Lanta, ni de l’Île de la tentation, ni de L’Amour est dans le pré, qui, je le sais, avaient leurs adeptes (PM va probablement être furax, c’est Moldavia qui va morfler)! Mais ne vous inquiétez pas, ma carrière de blogueur n’est pas totalement finie non plus. Et puis, pour les résumés TV, il reste toujours la remarquable plume de POC la téléphage, qui fait ça bien mieux que moi au demeurant!

Bref, ne me pleurez pas, un blog qui dépérit à vue d’œil c’est déjà tellement triste! Et puis, qui sait, en libérant la place pour mes petits camarades contributeurs de ce blog, je vais peut-être les remotiver à écrire, et à maintenir ce petit espace ouèbe en vie.

Sinon, tant pis, il y aura toujours une cinquantaine de pervers par jour pour demander à voir des animatrices télés à poil dans des mises en scène SM…

Sans regrets, donc, ce blog va pouvoir, au mieux, continuer à vivre au gré des disponibilités et inspirations de Lilibuzz, Cacahuète, Modestime, Alphonsine, Macha, Mirabelle ou Lombrick Lubrick... et au pire, mourir tranquillement avec la postérité des robes de Catherine Laborde. Et c'est tout le bien que je lui souhaite!

A bientôt !

2.7.08

Libérée

Voila. Pas grand chose à dire après le mini-marathon télévisuel qui s'est mis en place ce soir vers 22h. Si ce n'est le soulagement, après six ans et cinq mois, de savoir cette femme libre, de savoir qu'elle va revoir ses enfants, de pouvoir se dire que tant qu'il y a de l'espoir on peut venir à bout des situations les plus bloquées. Ce blog n'est pas un lieu de niaiserie, mais je peux bien me laisser aller à mes travers humains de temps en temps, non? Donc, ce soir, comme beaucoup d'autres j'imagine, j'ai une petite pensée pour Ingrid Betancourt et pour sa liberté retrouvée, enfin.



Ingrid, si jamais un jour vous passez par là: vous ne m'avez pas vraiment aidé à décrocher mon Master 1 (c'est le moins que l'on puisse dire), et bosser sur votre cas médiatique n'a pas été une sinécure, je vous l'avoue sans honte (quoique). Mais bon, par chance, je me suis mis l'auditoire dans la poche ce jour là, donc je vous pardonne d'avoir mal géré votre com' politico-guérillo-diplomatico-médiatique, sur laquelle je n'avais rien, ou presque, à dire... Et je suis content de cet heureux dénouement, sans lequel ma grotesque performance orale sur votre cas devant kiki33 n'aurait finalement été qu'une sale blague vraiment pas marrante à raconter. Merci, donc, et félicitations!

1.7.08

Finalement, je préfère l'amour à la plage

Hier soir dans Misère sexuelle paysanne sur la six, quatre nouveaux prétendants au bonheur conjugal fermier se prêtaient, à leur tour, au jeu du Bachelor pour citadines désespérées. Je commence sérieusement à me demander si je vais continuer à bloguer sur cette émission, parce que franchement, et même si j'en ai (un peu) honte, je ne vois pas comment en parler sans glisser des languedeputeries sur à peu près tout le monde.


Commençons par Patrick, le vieux macho qui s'est sélectionné son cheptel de femmes candidates au speed dating en fonction de leur jeune âge (bah ouais, c'est solide plus longtemps, comme ça) et de leurs photos aguicheuses. Vous me direz, ils le font tous un peu, mais Patrick est le seul à avoir le culot (l'honnêteté?) de dire que c'est un critère décisif. Mais bizarrement, après des entretiens pas très glamour avec des ménopausées désespérées qui le flattent sur son regard bovin bleu azur et sa région tellement géniaaaaaale, il rejette les beautés sexuées. A la place, il choisit un sosie frisé sous Lexomil de Christine Deviers-Joncour, et une mère de famille apparemment sympa et équilibrée. Cependant, le monsieur reste un peu goujat inconscient des susceptibilités féminines. Ainsi, lorsqu’elles arrivent chez lui, nos deux bachelorettes ont-elles le plaisir de voir trôner dans le salon deux boîtes customisées avec cœurs, peluches et macramé, destinées au courrier du cœur de monsieur. Et qui lui a offert ces jolies boîtes, me demanderez-vous ma bonne dame ? Bah tout simplement une des ménopausées désespérées qu’il a recalées aux entretiens mais reçue chez lui par la suite. Patrick est un petit malin, mais exposer les preuves du délit devant ses deux prétendantes ET devant les caméras de la prod’ est à mon avis une belle connerie. Je ne serais que peu étonné qu’il se fasse rembarrer par les deux candidates suite à cette muflerie.


Le deuxième candidat (enfin, pas forcément deuxième en fait, je les cite dans un ordre aléatoire) est viticulteur dans le Var, il n’a pas de tare apparente, il parle normalement, il n’est pas moche, pas vieux, vit dans une charmante maisonnette et ressemble un peu à Olivier Besancenot. Bref, il pourrait probablement trouver chaussure à son pied sans en venir à une solution aussi extrême que celle qui consiste à partager le sort télévisuel de ses camarades agriculteurs. En fait, la vraie question qu’on se pose en visionnant son cas est donc: qu’est-ce que Eric fout là?? Apparemment, le secteur de la rencontre est un peu bouché dans son coin (il s’est peut-être tapé toutes les célibataires varoises??), et il se retrouve ainsi bientôt affublé pour une semaine de deux jeunes femmes pas trop laides ni trop canon, désireuses probablement de se rapprocher de la Côte d’Azur en étant à peu près sûres de ne pas se maquer avec le sosie de Robert Hue. Je ne m’inquiète pas trop pour lui, il devrait se découvrir des affinités avec une de ces deux "filles douces" (oh j’suis douce, oh mon Dieu!). Dans un an, pour le reportage spécial Que sont-ils devenus?, on apprendra probablement qu’il a largué sa dulcinée télévisuelle par sms pour guincher avec une sympathique nénette de son patelin. Ainsi vont les choses dans L’amour est dans le pré. Rien de bien intéressant à voir de ce côté-ci, donc.


Troisième cas, euh candidat : Jean, éleveur bovin en Moselle, la région qu’elle est bien. Jean n’a pas de bol, puisqu’après avoir retenu une brunette qui lui plaisait au speed dating, il a vu cette dernière lui filer entre les doigts, "déclinant son invitation". Peut-être la sage jeune femme a-t-elle appris entretemps que Jean vivait toujours avec sa mère, une espèce de dragon qui a probablement découragé la plupart des relations sociales entreprises par son fils depuis la petite enfance. Ne reste donc, pour le réjouissant séjour à la ferme avec Jean et belle-môman, que la blondinette esthéticienne choisie avec la déserteuse brunette. Cette femme pourrait être jolie, mais son absence de sourcils et son nez environ quatre fois plus petit que celui de Jean me fait douter de ses choix en matière esthétique (justement). Elle est accueillie dans une ambiance glaciale à la table de la cuisine de belle-môman. Ambiance qui ne se réchauffe guère quand le dragon apprend que la jeune pute qui veut lui piquer son fils femme est, accessoirement, mère de cinq enfants. Ahem… Il faut dire que le malheureux Jean, qui était parti pour rejeter d’office toute candidate ayant des enfants (comme je le comprends), a failli sur ce coup là! Esthéticienne vs. Mémé : qui va l’emporter? Mémé part favorite…


Enfin, le meilleur du pire pour la fin. Oui, je sais, c’est facile, donc moche, mais voila : sur ces derniers candidats au bonheur, difficile de passer à côté des basses considérations physiques. Julien, donc, est le malheureux candidat qui a reçu le moins de lettres de la part des citadines solitaires. Disons que ce n’est pas exactement George Clooney. En plus, il a eu le malheur de rencontrer seulement trois prétendantes au speed dating. Bonjour l’humiliation pour le laideron jugé inférieur aux deux autres… Bizarrement, il a retenu à mon sens les deux moins féminines, un quasi-travelo jurant comme un charretier, et une sorte de hamster obèse sapé comme un mec. La troisième, celle qui avait un visage humain, lui paraissait trop en attente, trop désespérée. Alors que ses deux favorites, c’est tout le contraire, hein. Entre les deux, mon cœur balance. Mais pas vraiment celui de Julien, qui les abandonne le premier soir dans sa cuisine, les laissant dîner seules car "le devoir l’appelle". A sa place, j’aurais trouvé une excuse pour me barrer, moi aussi. Les deux candidates, surtout la charretière, le vivent très mal.


Suspense, donc : Julien s’est-il exilé en Amérique du Sud pour échapper à cette galère ? Reviendra-t-il la semaine prochaine ? Ses deux bachelorettes vont-elles claquer la porte ? La prod’ va-t-elle au moins réussir à former un couple cette année ??




C’est insoutenable, dans la catégorie tension épique, non ? Je ne sais pas si j’aurai le courage d’en regarder davantage…

30.6.08

Nouvelle expérience musicale à mon palmarès

Sinon, et rapidement, je ne m'attarde évidemment pas sur la Gay Pride (ou Marche des Fiertés) de samedi à Paris, parce que bon, j'suis pas débile, hein, vous allez vouloir des photos... et j'en ai pas. D'ailleurs, si j'en avais, je vous les montrerais pas parce que bon, on est pas chez Mémé, ici, non plus!

C'était rigolo et festif, juste pas tout à fait aussi "boom boom" que ce que j'avais imaginé. Si au moins une fois dans ma vie je pouvais faire une Gay Pride en couple, cela revêtirait peut-être un sens plus fort dans la perception personnelle que j'en ai. Mais je reste très satisfait de l'avoir fait, avec des grognasses qui, certes, se sont un peu crues au carnaval (mais après tout la Gay Pride, c'est un peu ça aussi, même si ces déguisements ne sont pas des costumes de guignols mais bien aussi, pour certains, le reflet d'une identité avec laquelle ils vivent tous les jours), mais qui ont bien joué ce jeu de la fête combinée au message, hautement politique s'il en est, d'union "fraternelle" de tous, homos, bi, hétéros, trans, autour de valeurs de tolérance et d'amour. C'est niais mais c'est une vérité qu'on ne devrait pas se cacher sous couvert de cynisme (et vous savez comme je suis pourri): face à l'extrême-droite qui désigne cette manifestation comme du prosélytisme, il n'y a rien de mieux à dire que cela. Notre sexualité n'est pas un choix qui serait "orientable" grâce aux discours prosélytes d'une bande de drag-queens s'amusant sur un char. C'est juste une préférence qui s'est imposée à nous, seule et sans injonction extérieure, sans que nous le souhaitions non plus, mais que nous vivons bien (merci beaucoup de vous en inquiéter, hein) parce que nous avons choisi de nous accepter tels que nous sommes. Cela ne fait pas de nous des sous-hommes ou des sous-femmes. Juste des gens en paix avec leur identité, comme tous les hétérosexuels ont la chance de l'être dès leur adolescence. Après tout, quel mal fait-on en cela, à vous ou à d'autres? Aucun: c'est une manière d'aimer, et elle vaut les autres. Tant qu'il sera possible de mal le vivre ou d'en souffrir uniquement parce que c'est un comportement minoritaire, tant qu'il se trouvera des gens pour nous haïr, ou même nous "tolérer" au lieu d'accepter cette différence sans arrière-pensée, il restera des raisons de défiler.

Mais le vrai événement de mon week-end, ça restera quand même... Cindy Sander en live à la nuit des Crazyvores. Elle était à fond. Mais sapée comme une pouffe, et elle se la jouait grave. Je n'ai toujours pas saisi si elle prenait ce qui lui arrive au premier ou au trente-sixième degré, mais elle aura au moins suscité l'hystérie au Bataclan, le temps d'une chanson, hélas appelée à devenir un tube maudit... Allez, tous ensemble sur la choré! "Pa-pi-llon de lu-mière/ Sous les pro-jecteurs..." *

A mon avis, il ne me reste plus qu'à voir Madonna en live, et je pourrai déclarer: "C'est officiel, musicalement parlant, j'ai trop la classe".



* Je sens que vous allez avoir cette chanson dans la tête pendant quelques heures après lecture de ce post... De rien.

Secret Story 2, ou comment louper un article qui m'aurait amené du trafic

Tout est déjà dévoilé ou presque. Du coup, aucun intérêt à vous pondre l'article de présentation du loft made in la Une: tout le monde sait déjà tout des candidats et de leurs petits secrets. Même ma coloc', qui ne connaît pourtant même pas leurs visages, sait tout sur nos rats de laboratoire et les péripéties à venir (du moins en termes de secrets à découvrir). Du coup, l'article que j'aurais pu faire samedi matin sur le nichon tatoué d'Isabelle "motuf et bouf cousue", sur John "j'ai 12 de QI" David ou sur Laurent le prêtre anglican, n'a plus aucun intérêt aujourd'hui. Déjà. Le ouèbe a tué tout le suspense de la vie télévisuelle, moi je dis. Un peu comme les spoilers sur Lost ou les épisodes de Desperate Housewives téléchargeables six mois avant diffusion sur Canal, Secret Story est victime de son succès sur la toile. Mais bizarrement, l'audience a l'air de suivre. Celui pour qui ce doit être dur, c'est Super Benji Castaldi, qui doit continuer à présenter la quotidienne comme si les téléspectateurs étaient de parfaits niais incapables de chercher des infos sur Internet. Car oui, tant que personne dans le loft... euh, dans la maison n'aura buzzé pour déclarer que cette tanche d'Isabelle est thanatopracteur, il animera sa quotidienne comme s'il l'ignorait. Et il sous-entendra même d'un air amusé qu'elle a peut-être fait carrière dans le X. Comme si tous les pervers du net n'avaient pas déjà cherché...

Il y a là une vraie négligence de la production, je rejoins tout à fait POC sur ce sujet: à l'heure des buzz, des sex tapes et des rumeurs les plus folles répandues en quelques heures sur le web, la moindre des choses aurait été, de la part de la Une, de veiller à effacer quelques traces. Le MySpace de Quentin, où celui-ci clame sa paternité, aurait dû disparaître. Je pense que les fuites sur la fusillade à laquelle Hayder, le niais rappeur québécois dont la voix me fait penser à Roch Voisine sous Lexomil, a échappé il y a deux ans, étaient également évitables. Les motivations du jeune homme à participer à l'émission de TF1 me semblent par ailleurs douteuse: n'y a-t-il rien de plus constructif à faire de ce qui lui est arrivé? Parce que, bon, je veux bien qu'on lance un débat en France sur le port libre d'armes et les problèmes que cela soulève, mais en fait on n'est pas trop concernés, de ce côté-ci de l'Atlantique...

Sinon, comme l'année dernière, où certains secrets étaient tout bonnement introuvables ("j'ai des TOC mais je ne les exprime pas", "j'ai posé une fois dans un magazine de charme mais tout le monde s'en fout", "je suis naturiste mais je vis habillée"), je trouve que des candidats sont mieux lotis que d'autres sur ce plan là: Nathalie et Samantha ont trop clamé leur amour des hommes pour paraître honnêtes, du coup elle n'auront pas réussi à garder leur secret bien longtemps, mais elles ont surtout un secret plus trouvable que "j'ai couché avec 780 greluches sans amour propre quand je bossais au Madam pour financer mes études de mannequin" (d'abord, va deviner le nombre exact!), ou "je suis une princesse (enfin j'ai un très vague oncle qui était duc d'une province belge)". De même, les deux blaireaux désignés pour jouer au petit couple ont forcément attiré l'attention sur eux à cause de cette bizarrerie qui consiste, justement, à entrer dans la maison officiellement en tant que couple. D'autant que l'alchimie entre eux est totalement saisissante, non? La crital room, enfin, n'a eu d'autre intérêt que de donner corps à ce que les détracteurs du premier loft dénonçaient si vigoureusement en 2001 (comme cela paraît loin): des êtres humains exposés en vitrine comme des rats, et soumis au bon vouloir d'autres. J'ai trouvé cette idée, probablement destinée à meubler les premières quotidiennes, absolument malsaine.

Une question me taraude, au sujet des règles du jeu appliquées cette année: l'année dernière, les triplées (dont j'ai oublié les noms mais on s'en fout, elles étaient bieng sèmepa et elles ong gagné heing) avaient un secret commun et faisaient donc candidature commune. Elles étaient forcément nominées, à chaque fois, toutes les trois ensemble, et ont gagné de la même manière, comme une seule et même candidate. Cette année, Maéva et son pèr... euh, sa mère Marie-France, Samantha et sa femme Nathalie, et Cyril et sa fausse dulcinée Alice seront-ils obligés de faire candidature commune pour les nominations qui, à n'en pas douter, déchireront bientôt nos petits cœurs sur la Une?...

Vous voyez, finalement, même si 48 heures après le lancement de l'émission tous les secrets sont connus du public, il y a encore des questions à se poser sur cette émission de qualité! M'enfin quand même, heureusement qu'ils se sont gardé les secrets de Caroline et du candidat mystère sous le coude...

25.6.08

I want it!!

Consommation stupide, quand tu me tiens! Pour citer Eddie Mousson (les puristes la connaissent, les autres, révisez vos classiques ciné, bordel): "Il me le faut! Il me le faut!!". Oui, il me faut absolument cette édition limitée Rainbow Flag de la cultissime bouteille suédoise! Il s'agit d'une édition spécialement conçue pour les 30 ans du célèbre drapeau des garçons sensibles. La Gay Pride, c'est samedi: je dois absolument trouver cette bouteille avant samedi soir (soirée lors de laquelle, bien sûr, je lui ferai un sort)!



24.6.08

Recherche fille de ferme pour travaux ménagers et solitude à combler

Mon romantisme échevelé me perdra (hin hin hin - rire diabolique). Hier soir, comme on peut s’y attendre, j’ai donc regardé "L’amour est dans le pré" sur le six. Cette émission au post-modernisme frappant est l’un des régals de l’été télévisuel. Ils sont donc encore quelques-uns à tenter cette roulette russe paysanne du cœur, cette année encore. Concentrons-nous sur les quatre agriculteurs dont la misère sexuelle a été jetée en pâture aux téléspectateurs hier soir. Ils ont des collègues (très prometteurs) que nous découvrirons plus intimement la semaine prochaine, mais hier soir, c’étaient eux, les stars. On ne va pas leur enlever ça, on n’est pas des chiens!


Commençons par Christophe, le monoexpressif éleveur de vaches. Du haut de ses 39 ans, il a déjà choisi parmi les trentenaires célibataires un chouïa désespérées qui se sont présentées à lui en masse, celle qui partagera sa vie. Bon, en même temps, c’est bien connu, je suis nul en pronostics, mais là, ça me semble évident : notre brave paysan a trouvé sa perle rare en la personne d’une hôtesse de l’air au regard bov... euh, noyé dans le trouble de ses sentiments. Il la trouve jolie (question de goûts), mais elle fait surtout penser à une incarnation de la niaisitude. Ils seront très heureux. Bien obligé d’en choisir une deuxième pour venir visiter son tr… euh, son humble demeure, il a retenu une brave vendeuse de robes de mariages, vraisemblablement frustrée de faire son métier sans avoir de bague au doigt. C’est vrai que ce doit être lourd d’avoir des clientes qui vous demandent tous les jours de votre vie si vous êtes mariée. "Non? Oooooh…". Notre vendeuse tente, une fois arrivée à la ferme, de déstabiliser son adversaire en lui disant qu’elle admire les hôtesses de l’air qui gardent le sourire en permanence comme des cruches même quand on se montre exaspérant avec elles, sous-entendant qu’elle fait un peu un métier de conne. Elle ne se rend pas compte que, ce faisant, la so sexy stewardess gagne encore des points auprès du paysan, qui cherche un peu une femme potiche à défaut d’une fille de ferme. Pas grave, elle croit en ses chances, et elle se bat. Go, gentille vendeuse! Mais à mon avis, elle perd son temps avec le ténébreux Christophe, qui a déjà trouvé dans sa niaise hôtesse de l’air l’incarnation de ses fantasmes aériens et la femme soumise prête à prendre un quart temps pour aller s’enterrer dans son village. Finalement, l’agriculteur envoie ses deux potentielles femmes dormir dans des chambres recouvertes de photos de lui, ce qui provoque en moi une interrogation sur son degré de narcissisme.


Notre second candidat, Loïck, est supposé être sexy parce qu’il a des yeux bleus. Le fait qu’il ait accessoirement une dégaine disgracieuse, des bonnets de laine et l’air d’un tueur psychopathe ne semble émouvoir personne. Bon, j’exagère (à peine), le garçon a l’air très gentil. Par contre, si c’est possible, il est encore moins bavard que son collègue précédemment cité. Après une séance parisienne de speed dating où il a apparemment été mis très mal à l’aise par la horde de nénettes en manque qui le complimentaient d’une voix enamourée sur ses yeux, il en a choisi deux. La prod’ lui a facilité le choix en lui mettant la candidate la plus allum… euh, mignonne dans les pattes 24 heures avant l’arrivée de sa rivale. Suspense insoutenable : vont-ils craquer dès la première nuit et s’offrir une partie de débauche dans sa maison-témoin (absolument aucune décoration dans cette maison, c’en est flippant)?? Pff, tu parles, on n’est pas sur la Une ici…


Nathaël a, tout d’abord, un nom bizarre. Mais les filles ont accouru par dizaines vers ce beau parti qui élève des chèvres en Ardèche. Parmi les dix qu’il a rencontrées au speed dating, on relèvera notamment une virago glossée qui a débarqué avec piercing à la langue, chewing-gum ostensiblement mâchouillé et débit de voix d’un début de soirée au Macumba. J’ai cru qu’elle allait le bouffer, tellement elle l’intimidait en cherchant à imposer sa "forte personnalité". Bizarrement, il ne l’a pas retenue, lui préférant une mignonne parisienne et une gentille fille à gros bras, qui fera potentiellement une solide fille de ferme. L’ambiance n’est pas super chaude le premier soir entre les trois tourtereaux (il faut dire que, comme chaque année, la présence des caméras n’est pas vraiment un atout pour ces gens là, dont l’aspiration première ne semble pas tant que ça être le passage à la télé). Mais on le sent, Nathaël est chaud comme la braise. Moi je dis que ça va plus tarder à se galocher, là-dedans.


Je termine par ma candidate favorite, Cécile, qui élève des chèvres et cultive du piment au pays basque. Cécile a 44 ans et est "prête à accueillir quelqu’un dans sa vie". Traduction : Cécile n’en peut plus. Comme je la comprends. Alors, par où commencer ? D’abord, Cécile n’a gardé que quatre prétendants à la suite des nombreuses lettres reçues, où certains lui parlaient kama sutra tandis que d’autres lui affirmaient aimer les hommes. Elle n’a pas eu beaucoup de bol au casting, donc. Malheureusement, les choses ne devaient pas s’arranger avec la "crème de la crème" qu’elle avait soigneusement sélectionnée. D’abord, ils ont tous joint à leur lettre des photos d’eux datant d’une bonne vingtaine d’années. Du coup, alors qu’elle croyait rencontrer de fringants trentenaires ou quadra, elle se retrouve en face de vieux croûtons qui font peur. L’un d’entre eux se montre plein de désir, conquis qu’il est déjà par cette maîtresse femme. Mais elle en choisit finalement deux autres (bizarrement, les deux pires du lot) : un moustachu à cheveux longs et gras, qui se dit déjà prêt à partager son lit mais qui ferait presque passer José Bové pour David Beckham, et une espèce de simplet qui ambitionne plus de vivre avec ses chèvres qu’avec elle. Cela a même l’air d’être la raison principale pour laquelle il a envoyé sa lettre : son rêve, ce n’est pas la construction d'un foyer d’amûûr avec Cécile, mais bien de vivre avec des chèvres ("les chèvres, c’est ma vie"). J’ai vraiment très peur pour Cécile, là. Le dîner à trois dans la maisonnette de la dame est à peu près aussi chaleureux qu’une veillée funèbre, et pour couronner le tout, elle envoie ses deux Don Juan dormir à l’hôtel : elle n’a pas de place pour eux chez elle…


Voila qui est très prometteur pour les prochaines semaines. La naïveté de tous ces gens, qui ont l’air d’être dans une démarche sincère (bien qu’ils me fassent rire par bien des aspects), me donne presque des relents de culpabilité. Les regarder s’enliser dans de grotesques marivaudages romantico-sexuels sur fond de bouse est tout simplement jubilatoire. Il est fort dommage pour eux que les téléspectateurs soient aussi pourris et morts de l’intérieur que moi…


La six nous gâtait hier soir en programmant un "Que sont-ils devenus?" consacré aux candidats de l’année dernière. Le gros sarthois n’a pas minci mais a changé de femme : lui et le sosie obèse de Laure Manaudou n’avaient finalement pas grand-chose en commun, alors il en a changé pour un modèle plus mince mais portant le même prénom. Aujourd’hui il coule des jours heureux. Le breton qui avait préféré la grassouillette blonde vaguement vulgaire à la niaise brunette alsacienne (pour finalement se prendre un vent) est toujours célibataire, et ça n’a pas l’air d’aller fort. Les deux frères simplets de Gironde ont trouvé le bonheur, même celui qui avait avoué à ses prétendantes avoir rencontré une autre femme au bal avant leur arrivée et qui n’avait pas compris pourquoi cela les avait fait fuir. Hubert, le fermier qui se baladait pieds nus s’était finalement mangé un râteau l’année dernière, mais il est aujourd’hui parfaitement heureux avec une des jeunes femmes bizarres qu’il n’avait pas retenues au speed dating parisien. Enfin, Sandrine, la dauphine de Miss Doubs qui avait préféré un suisse falot à un beau gosse briard (la conne!) est de nouveau célibataire. Ce n’est pas encore aujourd’hui qu’elle se mariera pour la forme avec un fils de substitution pour reprendre l’exploitation de son père.





C’est une impression, ou ce "Que sont-ils devenus?" revient à dire que l’émission est inefficace??

23.6.08

C'est drôle, ça me fait penser à quelqu'un...

Mais à qui? Les paroles, peut-être, peuvent servir de guide... Enfin au moins elles devraient en faire sourire une ou deux de ma connaissance. Mille excuses aux lecteurs qui ne comprendront pas la private joke ici illustrée. Mais honnêtement, je crois que vous comprenez aussi...




I hope you hang yourself with your H&M scarf
While jacking off listening to Mozart
You bitch and moan about LA
Wishing you were in the rain reading Hemingway
You don’t eat meat
And drive electrical cars
You’re so indie rock it’s almost an art
You need SPF 45 just to stay alive

You’re so gay and you don’t even like boys
No you don’t even like
No you don’t even like
No you don’t even like boys
You’re so gay and you don’t even like boys
No you don’t even like
No you don’t even like
No you don’t even like

You’re so sad maybe you should buy a happy meal
You’re so skinny you should really Super Size the deal
Secretly you’re so amused
That nobody understands you
I’m so mean cause I cannot get you outta your head
I’m so angry cause you’d rather MySpace instead
I can’t believe I fell in love with someone that wears more makeup than…

You’re so gay and you don’t even like boys
No you don’t even like
No you don’t even like
No you don’t even like boys
You’re so gay and you don’t even like boys
No you don’t even like
No you don’t even like
No you don’t even like…

You walk around like you’re oh so debonair
You pull ‘em down and there’s really nothing there
I wish you would just be real with me

You’re so gay and you don’t even like boys
No you don’t even like
No you don’t even like
No you don’t even like boys
You’re so gay and you don’t even like boys
No you don’t even like
No you don’t even like
Oh no no no no no no no
You’re so gay and you don’t even like boys
No you don’t even like
No you don’t even like
No you don’t even like boys
You’re so gay and you don’t even like boys
No you don’t even like
No you don’t even like
No you don’t even like… penis


Dédié à ceux qui, comme nous, ont un ami qui suscite un tel débat totalement insoluble malgré le temps qui passe: l'est ou l'est pas? S'il l'est, pourquoi il nous le cache (on est tous pédés et FAP, dans notre petit groupe, alors bon, le niveau d'intolérance en termes de moeurs est assez bas)? Et s'il ne l'est pas... bah pourquoi il est comme ça? La métrosexualité complique tout...
Et dédié aussi à ces amis qui, en fin de compte, ont bien le droit de penser nous duper, ou d'être vraiment ce qu'ils prétendent être. Parce que franchement, on s'en fout, non?

22.6.08

Errances musicales

C'était loooong... Voila probablement ce qui ressortira, une fois tout cela digéré, de cette nuit de la fête de la musique. Dommage.

Reconnaissons toutefois qu'on s'y est pris comme des tâches en commençant par Montmartre, où il ne se passait encore rien à 20h30, pour finir à minuit à Saint-Germain, où il ne se passait plus rien... Enfin, plus rien, j'exagère: les rues étaient effectivement blindées de monde. Chercher à s'asseoir à une terrasse équivalait à peu près à chercher à rouler une pelle à Benoît XVI à une messe de Noël: autant admettre que c'est impossible, et picoler en errant. Ce que je reproche à cette fête, ce n'est pas tant de puer (et de me faire puer) la merguez pendant des heures, ni même l'agitation populaire, somme toute sympathique, qui anime les rues de Paris pendant toute une nuit. Contrairement à ce que mon vilain côté petit bourgeois pourrait laisser penser, je supporte assez bien la ferveur populaire, du moment que ça ne vire pas à une joie collective motivée par une victoire sportive. Les grands rassemblements de rue (soir d'élection, défilés de manifestation, gay pride...) ont souvent toute ma sympathie, même lorsque je ne me sens pas de manifester la même allégresse, ou la même opinion.

Donc, sur le principe, la fête de la merg... euh, de la musique, j'aime plutôt bien. Enfin, faudrait pas non plus que ce soit tous les soirs, mais j'aime bien. Le bémol de la soirée d'hier soir a plutôt été: où est la musique??? Je dois avouer (je l'ai fait il y a quelques lignes, aussi, vous ne suivez pas c'est agaçant!) que notre petit itinéraire était mal calculé. Se la jouer "on va circuler au hasard, sans programme, c'est trop cool" s'est finalement avéré peu concluant. N'empêche. En six heures d'errance dans notre belle capitale, pas une seule fois nous n'avons été pris de la moindre envie de danser. Les gens envahissent les rues, la musique vachement moins. L'ambiance est sympa, mais on entend hyper mal les gamins qui jouent du Noir Désir sur une estrade trop petite, noyés qu'ils sont dans la foule... Dommage, vraiment. Sentiment de passer à côté de tout ce qu'il y a à écouter. M'achèterai une paire d'oreilles, la prochaine fois.

Le camion avec les gens qui chantaient le "I will survive" de la victoire footballistique du 12 juillet 1998 étaient assez drôles à regarder avec les T-shirts John Galliano. "Pourquoi ils ont des T-shirt Galliano?" "Bah c'est La Compagnie Bling-bling!"...

Vers 1h30, comme à chaque fois qu'une soirée est un peu longue, des gros c... jetaient des bouteilles vides sur les gens, au niveau des quais. Merci les gars, c'est sympa de ruiner le climat de sympathie bon enfant de la fête.

Je suis rentré à 2h30, en ne m'étant jamais arrêté plus de 5 minutes devant une performance scénique.

Moralité: l'année prochaine, je chope un programme avant d'y aller.

Crédit photo (pour une fois, je le fais): Alexandra

19.6.08

Groquik addict, ou comment une icône de jeunesse m'a fait aimer l'imperfection

Do you remember Groquik? Nooon?? Pourtant, c'est une icône de notre lointaine jeunesse. Limite du niveau de Jeanne Mas. Souvenez vous, ce grassouillet personnage jaune, symbole d'opulence et de générosité, berçait de sa bonhomie les publicités pour le chocolat en poudre Nesquok. Il avait cette tête là:




Bref, un jour, après des années à partager ses aventures avec les pitits nenfants, la marque, probablement apeurée à l'idée que les enfants ne prennent exemple sur l'obésité joyeusement assumée du charismatique Groquik, a décidé de le remplacer. Souvenez-vous, Groquik prenait le train pour partir "en vacances", et était aussitôt remplacé auprès des enfants par une espèce de lapin stupide, svelte et pseudo-cool, lointain cousin des lapins crétins:




En gros, Groquik, dans un passage de flambeau absolument déchirant, confiait ses petits futurs obèses à son pote le lapin Quiky (pffff, quel nom de merde, en plus! Au moins, Groquik ça sonnait comme une peluche marrante; là, on a l'impression que c'est la cousine sous ecstasy de Barbie et Skipper). Allez la marmaille, désormais la baby-sitter sera mince et vous fera faire du sport pour le goûter. Et de son côté, Groquik ne devait jamais revenir de ses vacances. Moi je dis que Groquik est victime de séquestration politique à Has-been-land! C'est dégueulasse! Il n'y a pas qu'Ingrid Betancourt dans la vie (bon, je sais, la comparaison n'est pas très heureuse)...

Bref, tout ça pour dire une vérité troublante qui me sautait aux yeux hier soir, et à vrai dire ce n'est pas la première fois: Groquik est peut-être la première non-icône sexuelle de ma vie. Et il se trouve que, dans la fiction de qualité que j'affectionne, j'ai toujours préféré les non-icônes sexuelles aux icônes sexuelles. Exemples frappants:





The Holiday (2006): Jude Law vs. Jack Black. Je préfère Jack Black... Même chose dans Closer (2005): au même Jude Law, je préfère le pourtant très cabossé Clive Owen.



Keeping the Faith (2000): Edward Norton vs. Ben Stiller. Je préfère Ben Stiller.

Friends: le pourtant mollasson Chandler est incontestablement le plus séduisant des trois garçons de la série; tout comme le bedonnant Jason Segel dans How I Met Your Mother...

Voila, j'avoue mon goût de chiottes. Une fois de plus, vous me direz... Je suis addicted aux mecs tout mous et rebuté par les modèles de perfection physique! C'est le traumatisme de Groquik!!

Depuis, les films et les séries essayent bien de rattraper le coup de cet attentat contre la mollesse qu'a été la disparition de Groquik (accompagnée, il est vrai, d'une grande tornade de mesures favorables à la santé, et donc à la minceur, au soin de soi, à la mode, à la beauté... bref, à une assez flippante perfection physique). On a donc tenté de montrer que non, ce n'est pas une dictature: des mecs pas top peuvent choper, aussi! Rassurez-vous, ce n'est pas si grave, si vous n'arrivez pas à ressembler à Daniel Craig, ou au moins à George Clooney: il existe un salut pour vous (on va pas risquer une vague de suicides collectifs de mecs pas top, non plus)! C'est comme ça que nous voyons depuis quelques années fleurir les séducteurs fictionnels a priori nuls mais finalement tellement plus vrais et sympa que les gravures de mode. Gad Elmaleh, Paul Rudd, Edouard Baer, Vince Vaughn, T.R. Knight... Pas des canons absolus, mais des gars qui vont à contresens du modèle de la perfection, avec des défauts, des aspérités. De la vie, quoi. Et bizarrement, marqué par mon icône flasque chocolatée, je me reconnais plutôt dans ces "nazes" que dans les idoles tout droit sorties d'un clip de boys band. Je n'ai jamais surkiffé Brad Pitt, Justin Timberlake ou Tom Cruise, trop dépourvus d'imperfections et survendus.

J'aime les "guy next door", en règle générale. Pire, quand j'en vois un sur mon écran, avec un air de chien battu trop gentil et une petite brioche à la place d'abdos impeccables, je le préfère à la bombe sexuelle qui apparaît généralement à ses côtés pendant tout le film/épisode, dans le but à peine caché d'en faire le moche de service. Le beau mec mis là pour être beau est juste flippant: être comme ça lui a demandé trop de travail et de lutte contre ses bourrelets! Où sont ses défauts, bordel??

C'est grave docteur?

Groquik a-t-il vraiment eu un impact sur mon inconscient affectif et sexuel? Ou bien suis-je seulement sensible au manichéisme "gentil moche/beau salaud" de la fiction de qualité? Franchement, dans le second cas, les publicitaires et scénaristes de fiction devraient faire gaffe avant de nous vendre du grassouillet boy next door pour nous consoler de ne pas ressembler à Jude, Brad, Josh et les autres. Parce que, à force, on finit par sincèrement leur préférer nos grassouillets ou juste tout mous Robbie Williams, Matthew Fox, Zach Braff... Ce qui n'est pas toujours du premier choix, vous l'avouerez (enfin, ça dépend des périodes de régime et/ou de désintox, quoi).

18.6.08

Solidaire des Bleus


J'en ai un peu rien à battre de l'Euro 2008. Mais ça, vous l'aurez deviné. A part le tennis et sa bourgeoisie, moi et le sport... Toutefois, et parce que je buvais un verre avec Alphonsine hier soir, j'ai accepté de faire une concession à mes principes. Principes qui consistent, entre autres, à éviter tout lieu public de potentielle explosion de joie collective beauf due à une victoire de l'équipe de France. C'est comme ça que pour la finale de la Coupe du Monde 2006 je me suis enfermé dans un cinéma (où j'étais bien seul).




Bref, en traînant à Saint Germain par la belle soirée d'hier, donc, j'aperçois au détour d'un bar, où bien évidemment la télévision est allumée et diffuse le match France-Italie, la sortie sur blessure de Franck Ribéry. Magnifique, me dis-je, on a de bonnes chances de perdre!




J'accepte donc d'entrer dans un autre bar diffusant le match. Du moment que je tourne le dos à l'écran, ça ne m'encombre pas trop la vue. Quant au bruit, bah... y'en a dans tous les bars, de toute façon, non? Ainsi, Alphonsine peut se mettre face à moi, et donc face à l'écran, pour suivre le match en discutant distraitement avec moi. Enfin, pas distraitement, mais bon, c'est soit qu'elle était distraite, soit qu'elle était bourrée! Parce que, au bout d'un quart d'heure, c'est le drame:










Oui, dans un geste malheureux, elle me renverse la quasi-intégralité de son verre sur les genoux... Encore heureux que c'était du martini blanc, au moins deux heures après c'était à peu près sec et ça ne se voyait plus! Mais pendant ces deux heures de battement, c'était... hum, humide? Où comment avoir l'air de s'être pissé dessus en public.
Du coup, les gens ont dû se dire que j'avais été vachement touché par la défaite française... Encore une victoire de Canard!
___
PS: Merci Alphonsine, j'ai par ailleurs passé une charmante soirée!

17.6.08

L'art (délicat) d'avoir des amis qui ont la classe

Bon, vous l'aurez remarqué, parmi les auteurs du présent blog qui n'honorent jamais de leur plume le formulaire de rédaction d'article (et à peine plus souvent les commentaires), il y a l'étonnant Modestime. Etonnant, dis-je, car comme on peut le remarquer lorsqu'il écrit (contrairement à votre serviteur qui ne sait vous parler que de Mylène Farmer et de l'île de la tentation, v'la le niveau), il s'agit d'un garçon brillant. Bah qu'est-ce qu'il fout ici, alors? C'est simple, il s'était paumé, il a vu de la lumière, il est entré.

Puis, malgré ses réticences face au titre de ce blog (le monsieur écrit des livres, quand même, et je te prie de croire que c'est pas du niveau du Marc Lévy que tu lis dans le train Paris-Bordeaux quand tu as eu des scrupules à acheter Publuc), il a pondu ses premiers posts. Généralement de l'analyse électorale, parce que bon, faut avouer, le niveau QI d'huître qui règne ici nous empêche un peu de donner l'importance qu'elles méritent à ces questions, si ce n'est lors d'un duel glamour entre deux vedettes des Unes de Golo ou de Voiçu. C'est pas qu'on est cons, mais bon, quand tu passes ta vie à analyser ces machins là en cours, le soir tu rentres chez et tu t'écoutes du Rihanna dans ton mp3 pour oublier que ce sont les seules choses dont tu seras capable de faire usage dans ton travail. Autant dire jamais.


Mais Modestime, lui, est une âme pure, qui a décidé que ses études lui serviraient à quelque chose (ou alors qui a choisi ses études pour les bonnes raisons): il sera chercheur qui cherche, et payé comme tel, d'ailleurs (pas de bol). C'est ainsi que, hier soir, au terme d'un long marathon de recherches et d'entretiens du jeune homme, il se retrouvait tête d'affiche à [grande école écrasant la nôtre de sa supériorité toute parisienne]. Avoir des amis qui ont la classe, c'est tout un art.


Et nous, solidaires camarades de promotion que nous sommes, nous venions en nombre (une vingtaine, tout de même) soutenir Modestime. Objectif de la manoeuvre: rajeunir l'audience dans un public frisant la fossilisation, et bien sûr rétribuer symboliquement notre brillant ami par notre présence à sa conférence. Le tout afin de nous laisser subjuguer par sa maîtrise des questions de [Chut Chut pas de marque].


Alors par où commencer? Par le début, peut-être, n'essayons pas d'être plus malins que les autres (depuis hier soir, de toute façon, je me dis que je ne suis qu'une petite crotte avec le quotient intellectuel d'un gant de toilette). Nous avions donc rendez-vous à 18h pétantes, heure du début de la conférence.


17h15, ma boss, au courant de mon départ anticipé: "Bon, Vinsh, tu t'en vas pas?". Moi, en train de bosser: "Euh, non, pas tout de suite (si je te dérange, faut me le dire). J'ai encore le ###biiip### à mettre à jour et à te rendre!". Elle, surfant sur lequipe.fr: "Boh non, tu me le rendras demain, j'ai pas envie de m'en occuper, là.". Soit. J'aime bien cet esprit détendu, ça déteint sur moi.


Je quitte donc le boulot à 17h25, genre ça se voit pas et puis de toute façon on m'a foutu dehors alors c'est pas ma faute.

17h55: Je monte enfin dans le métrokipu (ékéblindé) avec Macha. Elle vient quand même de me faire poireauter 10 minutes à sa station, laissant filer 3 trains vers notre destination. Je me dis parfois que s'il n'y avait que moi sur terre, je serais jamais en retard à mes rendez-vous. Dommage, comme je serais seul sur terre, je ne pourrais pas avoir de rendez-vous. Vous avouerez que c'est vachement mal foutu.


18h10: On se pointe à la conférence (qui évidemment a déjà commencé). Tout le monde nous regarde nous installer tandis que les intervenants essayent de ne pas s'interrompre. L'affiche. Le détail qui tue: l'intégralité des hommes présents dans la salle portent une chemise, voire une cravate. Et devinez qui débarque en T-shirt à [grande école écrasant la nôtre de sa supériorité toute parisienne], à la bourre devant un tas de vieux messieurs très importants? On essayera par ailleurs d'occulter le fait que je puais le graillon à cause du resto où j'avais bouffé le midi...


La conférence se déroule bien, l'éloquence de notre Modestime nous a subjugués. Son discours était vivant et agréable à entendre. Là où ma voix se met à chevroter devant un jury de trois personnes, lui reste calme et pertinent devant des chefs de cabinet et généraux qui ont trois fois son âge. Il défend chaque argument point par point, il n'a pas de tics, pas un mot ne sort de sa bouche qui ne soit approprié... Il m'énerve, quoi.
Et pendant ce temps là, dans la salle, d'autres se font des grimaces et des sourires niais, comme des blaireaux.


Vers la fin de la conférence, alors que les dernières questions sont posées par les vieux messieurs (qui, contrairement au reste de l'assistance, ont absolument tout compris à l'exposé, vu que ça parle d'eux et de leurs potes, en fait), je prends une décision. En bon dindon, je me dis: "Vinsh, tu as touché une barre toute moite dans le métrokipu tout à l'heure. Vite, utilise ton gel antibactérien magique pour les mains!". Ce que je fais, donc. Je fouille dans mon sac, sors mon gel, et au moment de m'en verser une noisette sur la main, il sort du flacon dans un gros "Pouic". La classe. Heureusement, personne ne m'a capté. Sauf Macha, donc, assise à côté de moi et ricanant bêtement sur son siège.


Bref, tout cela pour dire: Bravo Modestime, c'était un feu d'artifice de connaissances pointues et de talent oratoire. Très pédagogique, en somme, et surtout bluffant. Ne te laisse pas impressionner par les deux vieux grincheux sur ta gauche (costard caca d'oie et son pote à cornes, là): tout était parfait!


Félicitations, donc (et désolé de ne pas m'être sapé pour marquer le coup, hein...)!
Accessoirement, merci de m'avoir rappelé le plaisir, bientôt totalement oublié, du stimulus intellectuel qui, pendant cinq ans, a marqué ma petite tête en cours magistral et en conférence: celui qui consiste à apprendre, ou au moins à avoir la sensation de comprendre quelque chose de nouveau. Même si, aujourd'hui, j'en ai oublié une bonne partie. Pour les gens qui, comme moi, ont choisi de tourner le dos à la lecture, à la recherche, bref, à une curiosité un minimum poussée du monde qui nous entoure, se rappeler qu'on était aussi capable de comprendre (un peu) autre chose que les enjeux de la Nouvelle Star, c'est bien plus précieux que tu ne saurais le croire.
Et puis, c'est toujours flatteur d'avoir des amis qui ont la classe même quand on n'est jamais à l'heure et qu'on se pointe à leur conférence avec la discrétion d'un char de la Gay Pride...

16.6.08

Où je me rends compte que (ma) jeunesse = préhistoire

Encore fallait-il y penser. Mais moi, ça m'a décroché un sourire, alors même que mon premier café n'était pas encore avalé.



Globalement, j'aime beaucoup le positionnement coloré et décalé des campagnes TV et affichage d'Apple pour l'Ipod. Reprendre ici, avec une réplique cultissime de cinéma, l'esprit des campagnes de la marque à la pomme (en en citant explicitement le produit phare, en plus) est probablement risqué, mais surtout très "impactant". Pfff, voila que je parle comme une connasse qui bosse dans la com', maintenant. Cette station de radio (dont j'ignorais jusqu'à l'existence, pour dire la vérité), a donc ici eu une très bonne idée. Le coup de "l'ancêtre" est vraiment bien pensé et bien assumé, montrant une identité de marque (en l'occurence de radio) qui a su faire preuve de recul sur elle même et d'autodérision. Je ne sais pas si on va beaucoup la voir, mais j'aime vraiment bien.

Dans un second temps, cela me rend tout nostalgique de mes vieilles cassettes où, il y a encore une dizaine d'années (oui, les CDs existaient déjà à l'époque, et alors?? J'aimais bien les cassettes ré-enregistrables et mon tout premier baladeur, qui était à cassettes). C'était le temps des premiers émois, des premières compils pompées sur mes radios musicales de merde, des premières rébellions contre mes parents ("Jacques Brel?? C'est ringaaaaard!!"), des premières expériences culturelles en général. Aujourd'hui, si je retrouvais une de mes vieilles cassettes que je mettais de force dans l'autoradio familial dès que nous nous déplacions en voiture, je n'y reconnaîtrais plus rien, à mon avis. Pour une Madonna restée célèbre, combien de Alice Deejay, de Norma Rae, de Lois Andrea, de Ann Lee, de Kim Kay, de Gala, de Bambi Cruz, de Ace of Base, de Ménélik ou d'Alliance Ethnik? Il nous reste bien un infime espoir de revoir un jour cette pauvre Ophélie Winter, mais il diminue de mois en mois... (soupir de tristesse).

Quelque part, si "video killed the radio stars", l'Ipod a aussi été, parallèlement à tous les lecteurs mp3 qui sont arrivés à peu près en même temps que lui sur le marché, une vraie révolution culturelle, qui a fait passer ma manière de consommer la musique dans la catégorie "ancêtres croulants"... C'est une belle progression dans la technologie, la qualité de son, voire la démocratisation de la musique, mais quel dommage pour le charme désuet de la compil' maison. Réussir à caler la cassette à la seconde près, pour ne pas enregistrer par erreur le jingle de début et pour ne pas non plus empiéter sur la chanson précédente, c'était tout simplement proustien (et absolument asimovesque)! Quel dommage de priver nos actuels jeunes niais prépubères de la joie de guetter une intro de Mylène Farmer (ou d'Hélène Ségara, hein, pour ceux qui préfèrent la grande musique) pour réussir à ne pas en louper la première seconde! Ouais, je suis un peu vieux jeu sur les bords, on me le dit tout le temps. Et j'assume. Et je vous dis prout.

Alors même si je passe pour un ringard aujourd'hui en continuant à acheter des CDs, je reste convaincu du charme des objets, y compris (et surtout) lorsqu'il s'agit de musique, parce j'aime bien les regarder, les toucher, les savoir dans ma poche ou dans mon sac, plus palpables qu'une information enregistrée quelque part tout au fond de la mémoire d'un lecteur mp3 (pourtant, j'en ai un). Et du coup, réac' comme je suis, j'aime bien savoir que tout le monde n'a pas oublié la bonne vieille cassette avec son son tout pourri, sa souplesse de caractère et ses chansons so 90's qui, quelque part au fond d'un tiroir, dans les anciennes chambres de nombreux ex-adolescents, continuent de dormir.

Je vais essayer de retrouver une vieille compil' de mes 12 ans, tiens, un de ces quatre. Question, toutefois: ai-je encore un appareil capable de les lire?...

11.6.08

C'est la luuuuutteuh finaaaaleuh...

... groupons nous, et demain, avec un peu de bol, on pourra se foutre de la gueule de ceux qui ont soutenu Benjamin!




Donc, ce soir, c'est la lutte finale entre ma candidate préférée depuis le début (même si, pour être honnête, elle ne m'a pas transcendé à tous les praïmes) et le sosie jeune de Gérard Darmon, dont je n'ai jamais compris le succès auprès de la gent féminine... La progression/révélation du fadasse Benjamin ne m'a jamais frappé, il s'est planté à toutes les étapes du casting précédant Baltard, il n'est arrivé parmi les quinze derniers que grâce à ses parents... Et pourtant, en dépit de tous ces critères qui auraient dû nous le rendre hautement antipathique, il a été soutenu par le public depuis le début, même lorsqu'il massacrait en règle certaines chansons (je pense notamment à Avec le temps, mes oreilles en saignent encore) et qu'il n'apportait rien de transcendant à toutes les autres.

Bref, ce soir, jeunes jouvencelles en crise d'hormones, votez Amandine! Sinon, moi, je le ferai, et chacun sait que cela va à l'encontre de tous mes principes...

edit 23h45: Merci les pisseuses!

10.6.08

Beau fixe


Cocoon "On My Way"

envoyé par SoberAndGentle

Juste un bref post pour dire mon manque d'inspiration à cet instant, et mon petit moral au bout de deux mois à Paris. Bon, je n'en suis pas encore à prendre des cours de pilotage avec un panda (sérieux, les mecs, arrêtez de boire!), mais j'aimerais bien sortir de mon état actuel.

Bref, je ne suis pas "in the mood for blog", là tout de suite, donc je passe mon tour et je meuble en clip. C'est moche mais c'est comme ça. Pour ceux que ça déçoit, je tiens à me montrer sadique et à souligner que j'aurais pu vous montrer le décolleté de ma coloc' qui est passé en direct dans l'émission de Ruquier samedi soir... Mais comme je ne retrouve pas la vidéo, ni sur délymotion ni ailleurs, vous n'aurez que des gens qui se crashent la gueule en avion.

C'est sympa, ce blog.

Vous relèverez le titre de l'album de Cocoon: "My friends all died in a plane crash", en parfaite chérence avec le clip, donc. C'est frais, pop, positif, plein de peps, non? On se jetterait presque par la fenêtre, à les voir.

Et sinon, ça va vous? 'Fait beau aujourd'hui, non?

P.S.: Pour la forme, je suis pas chien, j'ajoute une dénonciation de la fashion-police: Kylie, sur ce coup, tu as carrément merdé (je suppose que vous voyez de quelle tenue je veux parler)!




Kylie Minogue - WOW
envoyé par Elo_pitchounne56

8.6.08

Le mariage est un cadeau (empoisonné?) de la vie

J'avais prévenu il y a quelques jours de ma présence à un mariage, ce week-end. Une expérience que je redoutais particulièrement pour cause de version Florent Pagny du morceau gospel "Oh Happy day", à chanter lors des festivités. Bon, ok, j'avoue, je n'étais que dans les chœurs, mais n'empêche! Porter une robe orange pour chanter (faux) une soupe de Florent Pagny devant des inconnus, c'est juste au-dessus de mes forces d'élitiste snob et puant.

Et puis... vous n'allez pas le croire, mais la magie a opéré. Enfin presque. Je reste un gros méchant cynique qui s'emmerde ferme pendant les mariages, mais j'ai aussi une capacité à être ému par ces jours si spéciaux, beaufs ou pas. Même quand le mauvais goût déployé par la famille des mariés atteint des sommets.

Laissez-moi vous raconter mes quelques souvenirs impérissables.

1) Les hostilités commencent en fait bien avant "Oh Happy Day". Je n'ai pas pu m'empêcher de manifester mon irritation à ma génitrice dans les heures précédant notre performance live. Du coup, elle s'est agacée de me voir rechigner ainsi, et m'a traité de petit con et d'intello snob. Enfin, pas exactement avec ces mots là, mais en gros, c'était l'idée. Je n'ai pas pu m'empêcher de me demander: suis-je devenu quelqu'un de méprisant? Est-ce que j'ai perdu de vue, en cinq années d'études, l'innocent lycéen mochard qui aimait les daubes commerciales à la Natasha Saint Pier?? Réponse: oui, un peu. Non pas que je renie ma grande lueur d'espoir à l'Eurovision lorsque la québecoise chantait "Je n'ai que mon âme" (première chanson ayant un bon potentiel de victoire que la France ait envoyé en 15 ans), mais je suis aussi passé à autre chose. J'ai toujours des goûts de chiottes, mais globalement, quitte à chanter une chanson gospel à un mariage, je préfère que ce ne soit pas sur un vieux CD de Florent Pagny. Je ne mange plus les mêmes rillettes, et je vous dis prout.

2) Arrivés au mariage, nous sommes tous assis en rangées bien nettes. Sauf moi, qui me suis isolé sur une rangée de trois personnes. Soudain, les mariés s'apprêtent à faire leur entrée. C'est à ce moment là que retentit... non, pas la marche nuptiale. Non. "Aimer", de Roméo et Juliette... Oui. Je regarde autour de moi. Non, personne ne tique à part moi: deux personnes sont en train de s'avancer, au milieu de tous leurs proches, pour se marier au son d'une daube de comédie musicale chantée par Damien Sargue et Cécilia Cara (que sont-ils devenus, d'ailleurs?).

3) Le pasteur est plutôt marrant: il ressemble un peu à José Bové avec son énorme moustache troussée qui lui envahit la moitié du visage. Visiblement, il ne fait pas ça souvent: il bafouille en lisant les passages de la Bible qu'il a sélectionné pour les mariés, oublie de faire signer la moitié des témoins, avant de carrément oublier de faire signer les mariés. J'avoue avoir souri plusieurs fois, non pas par méchanceté mais parce que, comme tout le monde, je trouvais la gène occasionnée plutôt mignonne.

4) Ah, bonne nouvelle (ma méchanceté reprend le dessus): quelqu'un a eu la gentillesse de se dévouer pour chanter avant nous. La soirée sera en fait riche en surprises faites aux mariés (tant mieux, finalement, parce que sinon je me serais ennuyé au bout d'une demi-heure). Cette jeune femme a même le courage de chanter seule pour ses deux amis... Oh, mais dites moi que je rêve! Elle chante une chanson de... Lara Fabian?? Oui. Je me sens vachement mieux loti, du coup, dans mon "Oh Happy Day".

5) Ah merde, c'est notre tour! Le pasteur, qui décidément a bien préparé son show, demande aux gens de la surprise suivante d'aller se préparer derrière pendant qu'il occupe les mariés à leur place pendant quelques secondes. Evidemment, tous les choristes ont eu la bonne idée de se réunir sur une même rangée pour gagner du temps et se "changer" en cinq secondes. Sauf un. Moi, bien sûr. Du coup, j'enjambe la moitié des personnes présentes dans la salle pour rejoindre en catastrophe ma chorale. Je suis encore en train d'enfiler ma robe orange lorsque la chanson commence... Je voulais me faire oublier, on ne voit que moi, au dernier rang, en train d'essayer de sortir la tête et les bras par les bons trous. Formidable. Heureusement, au premier rang, nos solistes ont entamé leur tour de chant. Ce sont eux qui ont le privilège de tenir le micro, et parmi eux se trouve ma mère. La catastrophe musicale annoncée a bien eu lieu. Comme je l'avais prédit, les mariés avaient un sourire un peu crispé et devaient trouver ça un peu ridicule. Mais cette assemblée de personnes prêtes à massacrer une chanson pour eux deux avait aussi quelque chose de touchant. Et moi-même, je ne me suis pas senti aussi gêné que je ne l'avais imaginé. Finalement, dans l'ambiance tolérante et bon enfant d'un mariage, ça passe tout à fait.

6) Pendant la cérémonie, le pasteur nous invite, à un moment, à joindre nos mains pour prier pour le couple qui s'unit sous nos yeux. Magnifique. J'attrape la main du type posté à côté de moi, et en le regardant ainsi, je me dis: "Tiens, je le connais, mais d'où?". Après la cérémonie, pris d'une soudaine envie de socialiser (non, je ne voulais pas me le taper, il a au bas mot quarante-cinq balais et de la moustache, c'est pas mon type), je m'approche de lui et lui serre la main, lui demande comment ça va, etc., persuadé qu'il va au détour d'une réponse m'informer de son identité. Mais en fait il n'a pas l'air de me remettre... Deux minutes plus tard, ma mère m'informe qu'il s'agit de Monsieur *****. Et que ce monsieur, effectivement, je le connais: c'est l'entrepreneur de pompes funèbres qui a enterré à peu près tous les gens que j'ai connu et qui sont décédés. Je viens donc d'aller taper la tchatche avec le type qui a enterré ma grand'mère, en lui parlant comme s'il était un vieux pote de mes parents. Et surtout, je me souvenais de lui, ce qui est plus préoccupant quand on y pense.

7) Tous les gamins présents à ce mariage sont absolument méconnaissables, puisque pour certains d'entre eux je ne les avais pas revus depuis dix ans. Unetelle est devenue une adolescente maniérée qui semble en représentation permanente. Untel est devenu un petit bad boy. C'est déprimant, moi, tout le monde me reconnaît et me dit que je suis le portrait craché de mon père, et que "tu n'as pas changé du tout!".

8) Le père de la mariée a un fil qui dépasse de sa manche de veste. Voulant être sympa, je me propose de le débarrasser de ce petit défaut disgracieux. J'attrape le briquet de ma mère, et j'entreprends de brûler le petit bout de fil. Et... MERDE, la mèche prend!! Je me retrouve donc à taper frénétiquement la manche du costume (je pense qu'à deux secondes près, je mettais le feu à la manche) pour ne pas foutre le feu au père de la mariée. Avouons que ça la foutrait mal.

9) Au moment où vient l'heure du repas, il est temps de choisir notre table (les places ne sont pas attribuées). Ma mère déclare "Allez, viens, on va s'installer à une table dans un coin avec Zaza, c'est la seule personne sympa ici". A ce moment là, juste derrière elle, se trouve le père du marié. Claaaaasse.

10) Entre l'entrée et le plat principal, c'est la pause rap/tecktonik, où l'on met les enfants en compétition au concours de lap dance sur du Diam's, pour faire oublier les serveurs qui réapprovisionnent le buffet. C'est mignon, mais... non, rien à faire, c'est beauf. Désolé. Ma mère juge tout de même utile de s'inviter au milieu de la salle pour danser la tecktonik avec les gamins. Je me planque sous la table.

11) Entre plat et fromage, les danseuses tahitiennes (en provenance directe d'Aubervilliers) viennent danser pendant une demi-heure. J'en ai mal pour leur hanches, tellement c'est long. Elles nous remettent aussi de très seyants colliers de fleurs hawaïennes, qui iront très bien avec ma robe orange. Elles portent de fausses noix de coco sur les seins. Le pasteur, toujours présent, crie: "Virez les noix de coco!!". Hum. Je songe que si j'étais une fille de vingt ans, eurasienne ou métisse, ça me ferait un super job d'appoint pour les week-ends, à côté de mes études, d'animer les mariages à thématique exotique.

12) Peu avant que je parte, les amis proches des mariés leur ont chanté (faux, mais en même temps, c'est normal vu leur modèle) "Papillon de Lumière", en adaptant les paroles à leur couple. C'était aussi superflu que beaucoup d'autres surprises préparées pour cette soirée, mais cela faisait plaisir à voir. Surtout le jeune homme en costard gris, là, qui était mignon comme un cœur... Evidemment, comme il n'était pas accompagné d'une demoiselle, je me suis demandé s'il avait été gêné par les remarques salaces du genre "Allez, tu vas bien t'en dégoter une, dans le lot, ce soir!!" pour les mêmes raisons que moi. Mais décidément, je suis nul à ce petit jeu là. Gaydar à zéro, bonjour!

Alors pour faire le bilan, si j'ai un jour le privilège de me marier (et c'est bien loin d'être gagné), mon mariage sera peut-être prout-prout et se prendra au sérieux. Mais j'espère aussi avoir, ce jour-là, des amis autour de moi pour me préparer des surprises grotesques, un diaporama de photos d'enfances gênantes, des discours émus au micro.

Je suis allé à ce mariage en n'appréhendant que l'aspect beauf des choses. En regardant plus gentiment tous ces gens qui s'amusaient sans se préoccuper de ce que, moi, je décortiquais froidement de leur attitude depuis mon petit coin de salle, j'ai vu une définition très large de la famille. La famille telle qu'elle se réunit aux mariages, aux baptêmes et aux enterrements. La mariée ne fait pas partie de ma famille, mais je l'ai toujours connue. Aujourd'hui, nos vies ont pris des chemins très différents. Pourtant, c'est elle qui, il y a quelques semaines, m'a fait savoir qu'elle serait heureuse de me savoir présent à son mariage. Alors qu'on ne s'était pas vus depuis facilement trois ans. Juste comme ça, parce que je suis un souvenir d'enfance avant d'être le fils d'amis de ses parents, parce que j'ai fait partie de son chemin.

On ne choisit pas sa famille, dit-on. Mais j'aime bien constater, de temps en temps, que ce peut-être elle qui vous choisit.

6.6.08

RSS? DTC!

Vous aussi, vous êtes abonnés à un tas de flux RSS qui vous permettent de suivre ce qui se passe sur vos blogs/sites préférés? C'est drôlement bien, mais en fait c'est aussi un peu envahissant par moments, non? Genre on ne peut plus ouvrir sa page N*tvibes ni sa boîte mail sans être inondé. On perd déjà un temps fou à traîner sur Internet (regardez-moi, là, encore à bloguer en journée...), mais la lecture de ces flux nous détourne souvent de choses plus importantes à faire. Combien de fois avez vous juste voulu vérifier vos mails pour une durée souhaitée d'environ une minute trente, pour finalement passer un quart d'heure à lire vos flux, vous mettant ainsi en retard pour votre rendez-vous avec Jacques-Henri qui, justement, est vachement à cheval sur la ponctualité?


Voici donc une solution toute trouvée, pour lire vos nombreux flux RSS dans un endroit où 1) vous avez le temps, et 2) vous vous faîtes de toute façon un peu... enfin, voila quoi.


Donnez donc une double utilité à votre papier toilette: imprimez-y vos flux RSS, grâce au RSStroom Reader de Yi Tien Electronics (non, ceci n'est pas un billet sponsorisé, mais devant l'énormité de la chose, je me permets de citer)!







Poétique, n'est-il pas?



Moi, j'adore. Surtout lorsque j'apprends (regardez la dernière ligne) que la version Deluxe de l'appareil permet, grâce à un capteur biométrique, de reconnaître l'usager.
...



6 juin 2008, un nouveau sommet du glamour vient d'être atteint. Qui qui donc se torche le derrière avec mes flux RSS?



Big Brother is watching you (and he's already started with your rectum).

4.6.08

Diplômés!


Que dire? Les résultats viennent de nous parvenir par e-mail, c'est moins émouvant qu'un panneau d'affichage mais bon, ne boudons pas notre plaisir: cinq ans après, nous voila diplômés!



On va bientôt être des grands, si ça continue...

Guerre des chefs



Avertissement: ceci est un post relou écrit sous pression au travail, mais comme Modestime a décidé de ne plus jamais écrire la moindre analyse politique ici (tu m'étonnes, c'est une célébrité, maintenant, il va pas continuer à traîner ici comme une pintade) et que ça fait longtemps, je m'y colle.



Ce matin, alors que me trotte dans la tête le tube de Guy Marchand "Destinée" (oui, j'ai une vie intérieure très riche), la nouvelle fait sensation, et pourtant pas encore la Une. Car ça y est, on le tient: Barack Obama sera bien le candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine. Face à lui, et parce qu'après tout les super-délégués ont tout à fait le droit de changer d'avis lors de la Convention démocrate du mois d'août, Hillary Clinton ne reconnaît toujours pas sa défaite. Le meilleur d'entre nous me déclarait ce week-end que oui, Hillary Clinton pouvait encore emporter l'investiture malgré une position plus que délicate. Aujourd'hui, cela semble hyper compromis, mais apparemment, toujours pas perdu. Que peut faire Hillary? Reconnaître sa défaite après la stratégie de déni qu'elle déploie depuis des semaines, ce serait perdre la face. Se maintenir jusqu'à la désignation officielle du candidat démocrate, au contraire, lui permettra peut-être de montrer à Obama qu'il n'a pas n'importe qui en face de lui. Offrir la vice-présidence à Mme Clinton, compte tenu de ce rapport de force, deviendrait alors un enjeu important pour M. Obama, qui n'aurait que ce moyen de se "débarrasser" de son encombrante rivale... Cependant, continuer la primaire Démocrate si longtemps, alors que du côté Républicain le candidat est connu depuis des semaines, ne risque-t-il pas de porter préjudice au candidat Obama? Sa défaite serait bien triste, compte tenu de ce qu'il représente (espoir, renouveau, globalité...) et de la sympathie généralement ressentie par les Français à l'égard des Démocrates, mais à ce jour elle n'est pas exclue. Présenter un front uni au grand public, pour un parti, est crucial. Avoir une équipe brillante et motivée, c'est important (ils sont jeunes, ils sont beaux, adoptez-les!), mais si la conduite du pouvoir doit virer au combat de coq pendant tout un mandat, ça n'inspire pas confiance. Remarquez, le climat au sein du parti dominant dans notre beau pays n'est pas forcément idyllique depuis un an, mais au moins, au moment de l'élection, ça ne se voyait pas (trop).



Comme je le disais au meilleur d'entre nous, toujours ce week-end, avec mes habituels arguments "café du commerce", nous risquons dans les années à venir de rencontrer un problème relativement similaire en France, au sein d'un certain parti pour lequel je ne cache pourtant pas ma sympathie. Bon, j'ai bien conscience du biais rhétorique qui intervient ici: le PS, ce n'est pas le parti Démocrate. Pas les mêmes statuts, pas la même stature non plus, ni le même pays, ni la même culture, ni la même idéologie... Bref, pas grand'chose en commun. Si ce n'est la même prétention à envoyer un candidat à la Présidence, et le même échec à le faire depuis au moins deux échéances électorales. Or, outre la question du charisme, le candidat PS de 2012 aura tout intérêt, s'il veut l'emporter, à évoluer dans une ambiance différente de la guerre des chefs (de bon aloi en cette année 2008 pour les débats et les propositions, mais bon) qui sévit actuellement à l'approche de la désignation du nouveau Premier Secrétaire. Si Ségolène Royal passe, réussira-t-elle à s'imposer comme candidate "naturelle" pour 2012? Si c'est un autre, rencontrera-t-il le même questionnement? La guerre des chefs peut-elle durer au-delà de la désignation du chef?




Si la réponse est oui, alors il est probable que John McCain remporte l'élection présidentielle américaine de novembre. Et il y a fort à parier que, de notre côté de l'Atlantique, l'on va reprendre de ceci jusqu'en 2017.








Attention. Ce n'est que mon avis. Il n'a pas la prétention d'être plus éclairé que le vôtre, mais il est là: les options politiques auxquelles j'adhère ne sont pas celles qui connaîtront le cheminement le plus évident. En 2008, en 2012, et qui sait, peut-être au-delà. Mais le pessimisme n'a jamais aidé personne, et je peux aussi me planter dans les grandes lignes, alors je me tais, et j'attends.
D'ici là, M. Obama a rendez-vous avec son destin.
___
P.S.: Sinon, et dans un tout autre registre, aujourd'hui cela fait un an que j'entretiens une relation à distance avec un certain Poussin. Soit la majeure partie du temps qu'a duré notre relation jusqu'à présent. Je pense pouvoir affirmer que ça va toujours bien, qu'il y a de l'amour, et que même si ce n'est pas facile tous les jours, nous avons réussi à être heureux. Une liste de cadeaux a été déposée chez Colette, chez Louis Vuitton et au Sexodrome de Pigalle pour fêter ça. A votre bon coeur!

2.6.08

Aimants à relous

Deux soirs de suite. Je suis impressionné par cette difficulté(relativement) inhérente au fait d’être une femme, et qui anime joyeusement les fins de soirées dans les transports en commun parisiens, cette faculté ô combien agréable des filles à attirer… les relous.




Vendredi soir, bus de retour de la Favela Chic (qu’on a bien failli louper, d’ailleurs). Un gars, appelons-le Grorelou, genre celui qui te crie "Hé m’dame! Hé j'te paaarle! Kss kss, bien ou bien?" dans la rue, me déloge de mon siège. En fait, il m’en intime l’ordre avec un tact absolument renversant. Bon, il a un bandage au bras, donc même si ça me soûle pendant un quart de seconde (surtout à cause du ton employé), je lui laisse ma place poliment. Mais mon quart de seconde d’agacement a dû se voir puisque, pendant les trois minutes qui suivent, il se met en tête de se faire pardonner. Ce sont donc trois minutes de justifications, de "j’ai mal" et autres sous-entendus comme quoi je serais pas un mec cool (effectivement, je ne le suis pas, mais là n’est pas la question). Il ne veut rien entendre, malgré les trois fois où je lui dis que c’est normal qu’il prenne une place assise, et qu’honnêtement, je m’en fous. Mais la manœuvre qui vient de s’opérer sous mes yeux m’a complètement échappé. Car assez rapidement, mon pauvre blessé reporte son attention sur sa nouvelle voisine de siège, Alex. Juste en face, son pote, Grorelou2, est déjà passé à l’abordage de la Lilibuzz et de la Cacahuète. Une approche très subtile à base de "t’es belle", rien de transcendant, donc. Ils veulent savoir où on descend, je me montre évasif. Puis Grorelou fait une remarque d’une classe folle, en désignant Lilibuzz : "De vous trois, c’est elle la plus belle". D’ailleurs, Grorelou2 a déjà commencé à caresser le poignet de la jouvencelle, qui porte encore sur cette érotique partie de son anatomie la trace de marqueur laissée par le videur à l’entrée de la Favela. Evidemment, comme on a eu le malheur de ne pas les envoyer paître dès qu’ils nous ont adressé la parole (parce que, bon, on n’est pas des fauves, non plus), ils ne nous lâchent plus. Ils descendent bien sûr au même arrêt de bus que nous, et Lilibuzz ne retrouve la tranquillité qu’en s’agrippant à mon bras pour montrer à notre duo de relous que non, vraiment, la voie n’est pas libre. En pressant un peu le pas, on réussit à s’en débarrasser.




Samedi soir, dernier métro en revenant de chez le meilleur d’entre nous. Il y a du monde sur le quai. Lilibuzz, Cacahuète et moi-même discutons dans un coin, a priori pas plus fort que ça. "S’asseoir sur le sol?? Nan mais t’as vu la gueule du sol?"… C’est le moment que choisit un bellâtre, trop beau gosse comme il nous le signalera lui-même par la suite, pour l’aborder : "Sole? J’entends que tu es sole?. Mouarf, très subtil, comme approche. Une nouvelle fois, Lilibuzz se défile en profitant, dans un élan de solidarité toute féminine, du dévolu du jeune homme manifestement jeté sur la blon… euh rousse Cacahuète. Sympa, les copines, hein! Il nous faudra un quart d’heure et un métro bondé pour nous débarrasser de ce mec, qui bavait et nous expliquait comment il savait donner du plaisir à une femme et que, grosso modo, Cacahuète avait tiré le gros lot. Il a aussi essayé de m’expliquer comment m’occuper d’un clitoris, malgré l’absence totale chez moi d’intérêt pour cet enjeu. A la fin, il m’a même dit, contrairement à son prédécesseur relou de la veille, que j’étais un mec cool, parce que je n’étais pas jaloux qu’il drague Cacahuète sous mes yeux. Bah ouais, mec, j’suis comme ça, moi, j’m’en fous que tu la dragues. D’ailleurs, si je reste à côté, c’est plutôt par solidarité et esprit protecteur que par réelle envie de surveiller cette aguicheuse de Cacahuète… nan mais franchement, parler de s’asseoir par terre en public, quelle allumeuse!




La foi de ces Jean-Claude Duss modernes, visiblement tous adeptes du "Sur un malentendu, ça peut marcher", me sidère à chaque fois: Lilibuzz les regarde avec la chaleur d'un bac à glace, Alex leur montre très clairement son absence d'intérêt pour ce qu'ils disent, Cacahuète se moque ostentatoirement d'eux et de leur débit de paroles alcoolisées, en jouant la nana "t'es sympa mais ça va pas être possible"... Alors comment trouvent-ils la foi de s'acharner?




Je trouve ça à la fois touchant et inquiétant. Car après tout, l'espoir de séduire n'est-il pas une préoccupation humaine tout ce qu'il y a de plus ordinaire? Mais quand ça veut pas, ça veut pas, mec! Et quand on est hors concours, ça se voit assez vite... Ok, je ne suis pas le roi de la drague, mais il y a des règles élémentaires: on propose (si possible de manière pas trop lourde), il/elle dispose, et s'il n'y a pas de répondant en face, on taille la route!




Conclusion : sortir avec des sosies de Scarlett Johansson, c’est s’assurer la compagnie de relous dans les transports en commun. Trop dur, d’être belle… Je vais devoir changer de copines, si ça continue! Vous pourriez pas faire un effort pour vous mochiser?

30.5.08

Working boy


Comment faire durer deux heures une réunion qui aurait dû durer vingt minutes?



Solution très simple: faîtes-la à côté de la machine à café, devant un gigantesque écran plat diffusant le direct de Roland-Garros... Voila un après-midi très productif avant un week-end évidemment mérité. C'est épuisant de ne rien faire, et j'en suis le premier surpris. Cela doit être à cause de mon génie absolu, qui met mon cerveau en ébullition dès qu'on me donne un boulot à faire (tant et si bien que ça me prend un quart d'heure, pour un rendu exigé deux jours plus tard).

Et sinon, quand est-ce que je fais la même chose avec un salaire?

...

Tiens, bizarrement, là, y'a pas de réponse.

29.5.08

Culte and the City

Pfff, ça devient le fan-club de Sex and the city, ici. Limite on se croirait sur un blog de fille. Mais pour le coup, une dernière fois avant de vous laisser tranquille, je fais un débrief. Je prévenais il y a environ trois semaines que j’irais voir ce film avec circonspection: trop de marketing, trop d’exploitation du filon, inutilité d’aller chercher plus loin dans l'issue à donner aux aventures de Carrie Bradshaw et de ses copines, bande-annonce toute pourrie qui en dit trop et qui ne fait même pas envie… Bref, je ne suis pas allé au cinéma hier soir en espérant voir un chef d’œuvre. Cela tombe bien, ce n’est pas ce que j’ai vu.


Il y a le plaisir évident de retrouver les personnages, même si l’ambiance a un peu changé (en même temps, elles ont la quarantaine, maintenant, nos pintades new-yorkaises). Et une intrigue un peu plus profonde que ce que laissait supposer la bande-annonce. D'ailleurs, bonne nouvelle: ça parle d'amitié, certes, mais aussi de sexe. C’est déjà ça. En résumé, disons que j’ai passé deux heures fort agréables devant la saison 7 de Sex and the city, même si je continue de croire que ces nanas font des choix très discutables. On regrettera aussi le rôle totalement silencieux (pas une seule réplique!!) de Stanford, le pote homo bitchy de Carrie qui, certes, ne servait à rien dans l’intrigue, mais qui aurait au moins pu dire quelque chose! Les scénaristes ont dû consentir à le caser dans le film par pur racolage envers le public pédé, qui se serait peut-être vexé de la disparition de ce personnage récurrent. Mais franchement, quitte à être présent au casting, autant ne pas être remisé au fond du décor.




Cependant ce n’est pas vraiment de ça que je voulais parler.




Je sais depuis bien longtemps que Sex and the city est une série culte. A savoir une série qui a su générer de gros succès d’audience, une vraie réputation sur la durée (et même au-delà de son arrêt en 2004) et qui a eu un impact social et/ou culturel. Pour ce qui est de l’impact social de la série, je le situerais aux alentours de zéro : les femmes célibataires et sexuellement actives, ça n’a pas commencé à exister en 1998. Parler de cul avec des proches, non plus. Tout au plus, certain(e)s ne le toujours font pas, par pudeur, tandis que d'autres ont pris conscience du caractère amusant des conversations triviales, mais de là à dire que les tabous sont brisés et que la sexualité est plus libre et plus médiatisée depuis le lancement de Sex and the city, faut pas déconner non plus. Emmanuelle, Sharon Stone, Madonna et même Meg Ryan ont été là pour donner l’exemple bien avant Carrie et ses cops'.



En revanche, culturellement, et c’est là le signe distinctif de tout ce qui est culte, la série a généré une véritable communauté d’aficionados, dialoguant sur les forums au sujet des choix amoureux de Carrie, s’envoyant comme autant de private jokes les meilleures phrases cultes de Samantha, s’organisant des soirées DVD devant des épisodes déjà vus vingt fois… Quelle spectatrice de la série ne s’est jamais sentie identifiée, d’une manière ou d’une autre, à l’un des quatre stéréotypes sentimentaux que sont Samantha, Carrie, Charlotte et Miranda ? Et la question est la même chez les homos, destinataires eux aussi de la série (mais probablement, au début, de manière inconsciente chez les scénaristes). Par ailleurs, que celui ou celle qui connaissait Manolo Blahnik avant Carrie lève la main. Personnellement, je dois aussi à ces quatre gourdes mes quelques premières connaissances géographiques sur New York City, et même certains a priori que j'ai pu avoir lorsque j'étais sur place.




Tout cela pour dire que Sex and the city est une série culte, et que tout le monde le sait. Sauf que. Con comme je suis (j’suis con, des fois), je n’en ai vraiment pris conscience qu’hier soir. Et pour cause, des preuves se sont accumulées sous mes yeux. Trois quarts d’heure à faire la queue pour une séance déjà complète (heureusement qu’on avait réservé), au milieu d’un tas de greluches modasses, me rappelant les sept heures de queue faites pour ce cher Robbie Williams un matin de janvier 2003. L’impatience : "Pourquoi ça avance pas ? Y’a Sarah Jessica Parker qui roule une pelle à chaque spectateur à l’entrée, ou quoi?". Les grognasses, leurs copains pédés et quelques mecs hétéros métros, fonçant comme des furies à l’intérieur de la salle. Impossible d’entendre les pubs, tellement ça gloussait là-dedans. Et puis… Les lumières s’éteignent : hurlements. On se croirait à un concert de Mylène, à ceci près qu’au lieu de 80% d’homos et 20% de filles (à pédés?), on a exactement les proportions inverses dans le public. A l’écran, le logo de la Paramount apparaît : nouveaux hurlements (??). Le logo HBO apparaît : hurlements hystériques. Puis les rires qui fusent à intervalle régulier. La familiarité des scènes pour le spectateur à l'oeil exercé: Charlotte la coinços, Samantha qui n’a pas le droit de parler de cul à table, l’appartement si familier de Carrie, Vogue… On sanctuarise à mort, dans ce film. Le public présent ce soir est clairement constitué de ceux pour qui le film a été fait: des fans de la série. D’autres gens iront le voir, peut-être même des gens qui n’ont jamais vu un épisode, mais ce ne sera pas tout à fait pareil pour eux. A la fin du film, applaudissements. Pas vraiment justifiés à mon sens car, comme je l’ai déjà dit plus haut, ce n’est ni mieux ni moins bien que ce qu’on pouvait espérer d’une suite à la saison 6.


Mais on s’en fout, on n’est pas là pour faire la fine bouche ni pour voir l’oscar 2009 du meilleur film : on est là pour communier avec des personnes sur qui cette série a eu le même impact que sur nous. C’est l’hommage du cinéma, et bien évidemment l’exploitation commerciale, d’une série culte. Nous sommes tous là pour vouer un culte. A un souvenir agréable, pour certains. A une référence culturelle ultime, pour d’autres (car oui, il y a des fans hardcore, là, trois rangs plus loin, qui réservent un standing ovation à l’écran – lequel s’en trouve très flatté – pour le générique de fin). Un culte pour ainsi dire religieux en tout cas, où chacun a perçu l’histoire racontée à travers les yeux d’un érudit. Pas érudit de livres sacrés, mais érudit de chaussures, d’esthétique des lieux branchés, de science des dialogues entre copines : toute la mythologie (= les six saisons de la série) qu’il a soigneusement étudiée avant. Et au-delà du culte, nous sommes là pour ce sympathique sentiment de communauté, pour cette idée que, tous, nous avons déjà connu ces quatre femmes, et attendu de les revoir réunies à l'écran. Cela ne révolutionnera donc pas le cinéma, mais on aura passé un moment agréable de retrouvailles. Un plongeon supplémentaire dans la série, pour ressentir à nouveau ce plaisir, hélas disparu depuis longtemps, de découvrir un épisode qu'on n'avait jamais vu. Et, en ce qui me concerne, de Sex and the city – le film, je n’en attendais pas plus.
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PS: Pendant ce temps-là, à Baltard, Ycare se faisait éjecter par le public, comme prévu depuis environ deux mois. Comme quoi, on a bien fait de sortir: on n'aurait même pas été surpris.