1.3.08

Leçon de charme

Mars… Comment est-ce possible ? Comment peut-on être en mars? 2008, qui plus est?? Le temps m’a définitivement échappé, c’est maintenant une certitude. Et l'attente d'un stage est véritablement devenue ma seule obsession. Retour en arrière, hier, 29 février, un jour comme il n’y en a que tous les quatre ans, a priori. Si seulement…

9h30 : réveil… Poussin tient à rester au lit encore un peu, c’est difficile de s’extirper.

10h15 : debout. Pitié, appelle-moi !

11h : départ chez Petite Marie et Alphonsine pour le brunch. Appelle-moi, bordel !

12h30 : malgré le bruit ambiant, je fixe mon téléphone. Bon, tu es sûrement parti déjeuner. Allez, pose ta fourchette, prends ton portable, appelle-moi et dis-moi que c’est bon, y’en a pour dix secondes…

14h : Bon, tu es rentré de déjeuner, là !

15h30 : Arrivé à l’aéroport pour accueillir Macha. Rhaaaaaaa, appelle-mooooooiiii !

17h : Téléphoneuh mouaaaaaaaah, appelleuh mouaaaaaah et dis mouaaaaah… que tu m’aimes, que tu m’aimes… Nicole Croisille, sors de mon corps !!

17h13 : Le téléphone sonne. Un numéro inconnu. C’est toi, je le sens… Ah, non, en fait, c’est une autre boîte.Tu aimes faire durer le suspense, ou quoi ? Un nouvel entretien en perspective, un nouvel espoir. Le neuvième depuis janvier, aucun n'ayant abouti à ce jour. Mais toujours pas ce coup de fil que j’attends depuis plus d’une semaine.

17h29 : Sonnerie. Décrochage en quatre secondes. On y est. La voix est claire et distincte, le réseau passe bien. Pourtant, la réponse est tout sauf ce que j’attendais : réponse mardi soir.


Voila ce qu’est donc ma vie, pour quatre jours encore : attendre la réponse que je voulais absolument. Je marine, je marine. Je serai bien docile et soumis, tanné par l'attente et le désespoir, une fois qu’on m’aura dit oui…


Alors, à mon futur boss, et à tout employeur susceptible de chercher un stagiaire jeune, dynamique et prêt à toutes les compromissions et coucheries pour y arriver motivé : je n’attends que vous, je serai poli, compétent, motivé, toujours sur la brèche, jamais fatigué ni lassé. Je ferai le café, les photocopies. Je ne rechignerai pas à rester bosser jusqu’à 22h 19h. Je ferai preuve de la meilleure volonté du monde. Je vous complimenterai tous les jours sur vos vêtements, vos cheveux, votre peau et votre dentition. Je serai le fils que vous n’avez jamais eu. Vous ne pourrez plus vous passer de moi. Vous vous demanderez comment vous viviez avant mon arrivée. Même Pequena Mierda passera pour un monstre d’impatience à côté de moi. Je serai le stagiaire exploité le plus heureux de la planète, bête et discipliné, je prendrai même les coups de téléphone perso. Je serai votre assistant dévoué, votre mémoire, et je ferai le boulot de mon propre poste en plus.



Je ne comprends pas. Pourquoi vous ne me dîtes pas oui ???




5 commentaires:

Lilibuzz a dit…

i'm back in town !
et j'attend aussi que le téléphone sonne ...

Anonyme a dit…

Rhhaaaa l'attente téléphonique. L'horreur absolue, et je les soupçonne d'en rajouter en plus et d'attendre 18h pour t'appeler.

Moi je serais de retour mercredi.

Cacahuète a dit…

C'est un peu ma vie aussi en ce moment...sauf que ce n'est pas un maître de stage que j'attends au bout du téléphone ! Rhhhhaaaaa, appelle moi!

Lux a dit…

Je marine, je marine.

Oui c'est moi (oh la la quel niveau de vanne). Je te dis merde pour demain soir ^^

Journal pas intime d'une Pequena Mierda a dit…

ah mais quel suspens insoutenable!!! C'est pire que le début de la 4ème saison de Lost!!!