6.5.08

Le preux Chevalier et ses cheveux blancs

Menacer de me barrer étant sans effet, je vais continuer à réfléchir en poursuivant les posts, comme si de rien n’était. Aujourd’hui, une de mes spécialités : le post sur quelqu’un qui sert à rien. Bon, la facilité voudrait que je parle avec émotion et nostalgie de ma soirée du 6 mai 2007 et que je fasse le bilan de l’année écoulée depuis : tout le monde ne parle que de ça (alors qu’il n’y a franchement pas de quoi festoyer), mais justement je vais zapper l’anniversaire du jour. Après tout, on en a encore pour quatre ans, avant mai 2012… et Modestime en parlerait bien mieux.



Moi, à part les peopleries et autres âneries télé/ciné/musique de merde, vous aurez remarqué que je n'ai pas grand'chose dans la tête. Tentons donc de mettre les choses à mon niveau, pour une fois que l'occasion fait le larron.


Ce qui frappe, dans le pimpant gouvernement actuel, c’est la présence médiatique des femmes. Pas besoin de lire l’exemplaire de Elle de la semaine dernière (qui a disparu des toilettes à la maison) pour le remarquer. Entre Rama Yade le mannequin, Fadela Amara la rebelle, Christine Lagarde la vaillante, MAM la fidèle, Roselyne Bachelot la pock-la-loose et Rachida Dati la disciplinée, les dames sont les figures de proue, et c’est à peine si je suis capable de dire quels portefeuilles ont M. Darcos ou M. Borloo. Mais il y a une femme que le grand public méconnaît malheureusement trop. Et c’est bien dommage, parce que, justement, elle est peut-être la figure la plus showbiz du lot. Si vous regardez Le Petit Journal People, vous avez peut-être remarqué une ministre qui s’incruste aux avant-premières et autres soirées mondaines où il y a un buffet gratos. Cette ministre, véritable icône de mode qui ose audacieusement le mix brushing de Jeanne d’Arc/visage de Jean-Pierre Raffarin (en plus maigre), a un nom. Christine Albanel. Et elle est ministre de la Culture. Logique, donc, qu’elle zone dans les buffets froids des avant-premières de film avec Ophélie Winter et Vincent McDoom. Enfin, logique… Disons qu’on a la culture qu’on mérite, hein.

Donc, la mission de la dame, entre autres choses, c’est de valoriser les initiatives et le patrimoine culturels français. Pas de bol pour elle, la Culture n’est pas vraiment la grosse priorité actuelle en France (et ce n’est pas près de revenir). Bon, certes, notre bon Président a posé devant sa bibliothèque présidentielle tape-à-l’œil sur sa photo officielle. Mais si vous m’affirmez qu’il les a tous lus, je me permets de douter. Les beaux livres, c’est un peu comme un yacht : un signe distinctif de classe (en plus "vieille France", bien sûr). Mais la culture, en soi, il s’en tamponne un peu le coquillard. Par conséquent, la pauvre Christine entre dans la catégorie "je sers à rien", et traîne sa tristesse entre les cérémonies de récompense où elle se fait interpeler par les intermittents (comme tous les ministres de la Culture depuis des années) et les soirées hype où elle tape la causette aux intermittents de l’open bar.

Mais elle a aussi des moments où elle peut kiffer son pouvoir et sa prestance, grâce à une récompense qu’elle remet elle-même, avec discours, larmes et tout : les Chevaliers/Officiers/Commandants des Arts et des Lettres. Et hier, vu qu’on avait déjà récompensé Jean-Pierre Foucault et qu’il est encore un peu tôt pour honorer M. Pokora, elle s’est fait plaisir. Donc, en ce beau lundi 5 mai 2008, les insignes de Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres ont été remis par Christine Albanel à… Kylie Minogue.









Bon, je sais, c’est mal de se moquer. Le meilleur d’entre nous le répète avec insistance, et je le suis : Kylie, c’est une sainte. Entre ses chansons de morue, ses minishorts et sa tournée où elle s’est offert les services de Jean-Paul Gaultier et de Pierre et Gilles, Kylie, c’est un peu l’icône gay ultime. Mais quand même, elle fait un peu tâche parmi ses prédécesseurs chauves à lunettes… Quoique. Après tout, on a bien remis précédemment ces insignes (à différents grades) à des personnalités aussi diverses que des conservateurs de Musée, Bruce Willis, Patti Smith, Mireille Dumas, Abderrahmane Sissako, Uma Thurman ou The Police. Du coup, la présence dans cette glorieuse liste de la showgirl quasi-naine de 40 piges (ça fait plaisir, ça les filles, hein?) n’est pas si saugrenue… Pour ma part, ma première réaction a été "Vraiment, cette pauvre Christine ne sert à rien". Puis mon relativisme habituel a repris le dessus : après tout, célébrons la diversité culturelle! Le discours de la ministre est d'ailleurs plutôt drôle, on dirait qu'elle a pompé sa copie sur un fanzine. Célébrer le rayonnement artistique sur la France, qu’il émane ou non d’artistes français, c’est finalement très beau. Et bling bling, aussi.

Ma coloc’ me disait hier soir que décorer Kylie Minogue dévalorisait en fin de compte la notion de "Chevalier des Arts et des lettres". Spontanément, je la suis, puisque c’est moi qui lui ai annoncé la nouvelle d’un air narquois. Cependant, la contribution de Kylie à la culture contemporaine n’est pas si minable que ça, même si ce n’est pas non plus George Sand. Ce qui est gênant, en revanche, c’est l’impression que seules sa célébrité et le passage de sa tournée mondiale à Paris lui font obtenir cette récompense. Voila, c’est juste ça, qui est dommage : quand ce n’est pas du showbiz, dans le fond, la culture, tout le monde s’en tape. La culture, c’est la culture de masse, donc par extension, la culture, c’est la célébrité. Le gouvernement actuel le sait (et n’arrange guère les choses), mais n’y est pour rien. Nous sommes un public de morues. La preuve, il aura fallu toute l’aura de Kylie pour que je parle de l’ordre des Arts et des Lettres ici. Et si Christine Albanel avait récompensé hier un obscur écrivain torturé ou le conservateur du Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, je n’aurais jamais pensé à en parler, et vous ne seriez pas là à vous dire qu’elle a l’air à peine plus grande que Kylie et qu’elle devrait changer d’autobronzant.

5.5.08

Je m'embête, je t'embête, tu t'embêtes, on s'embête...

Je préviens d'office, ce post aura 1) un air de déjà lu, et 2) des qualités proches de zéro. C'est le post le plus chiant jamais écrit sur un blog. Ce blog est déserté comme jamais. Je radote, mais c'est vrai. Et je dois vous avouer que cela me préoccupe. Depuis maintenant plus d’un an, je fais de mon mieux pour être assidu, pour écrire aussi bien que me le permet mon cerveau de mouche… et rien. J’ai l’impression d’écrire dans le vide. Alors, j’hésite sur la conduite à tenir : dois-je mettre le blog en stand-by en attendant que mes trois vrais lecteurs et que mes cent lecteurs pervers n’aient à nouveau le temps de venir ici ? Ou bien dois-je continuer, comme si de rien n’était, à enchaîner des articles commentés par trois personnes (dont moi), jusqu’à ce que le succès revienne ? Ne nous leurrons pas, ce qui a permis à ce blog d’avoir quelques lecteurs, l’été dernier, c’était avant tout le fait que mon stage était chiant à mourir. Raconter la vie palpitante d’un stagiaire qui dépérit sur sa chaise, ça rameute presque autant de monte que de titrer « Carla Bruni est enceinte »…

Alors en attendant de décider ce que je vais faire de cet espace d’expression, je vais revenir à mes fondamentaux. Le stage, donc. Et bien contrairement à mes expériences précédentes, globalement, j’ai des choses à faire. Le fait que je blogue au boulot ne doit pas vous induire en erreur, je vous jure : je bosse. Je suis juste vachement souple quand il s’agit de jongler avec les tâches !

Je ne vais pas décrire mon boulot, qui risquerait fort de me démasquer (déjà que, bon, niveau discrétion sur mon identité, c’est moyen, ici, je vais pas en rajouter). Je peux, au minimum, vous dire que je suis amené àlire de la statistique de blog influent régulièrement, et que du coup je me sens une petite crotte. Mais c'est déjà trop en dire...

En revanche, je peux toujours expliquer pourquoi je ne passe pas ma vie ici (sur le blog, j'entends, suivez aussi, bande de mous du bulbe!!) depuis quelque temps : je suis un homme occupé. Le matin, au début, j’essayais de me montrer motivé et ponctuel, je débarquais à 9h15 alors que ma convention de stage stipule bien 9h30, j’étais au garde à vous… Par la suite, constatant que mon étage reste vide jusqu’à (minimum) 9h45, j’ai peu à peu pris le pli. Enfin, peu à peu... J'ai pris le pli en trois jours, quoi. D’ailleurs, en débarquant à 9h50 et en me prenant un petit café au rez-de-chaussée avant de choper l’ascenseur, je trouve encore le moyen d’être dans les premiers arrivés. Ma vie est tellement dure.

Par la suite, j’ai généralement plein de petites choses à faire, qui m’occupent jusqu’à la pause déjeuner.

L’après-midi, c’est plus compliqué : il faut négocier discrètement la sieste digestive en vérifiant une demi-tonne de mails (dont la plupart sont des envois collectifs qui ne me sont même pas destinés). Deux ou trois pauses café pour ne pas se trouver mal (ce serait dommage de perdre en productivité), un ou deux mails persos, une relecture vaguement blasée du boulot du matin (envoyé avant la pause déjeuner et auquel personne ne réagit), une ou deux gaffes pour se faire bien voir, et le tour est joué. A ce rythme là, je passe cadre sup’ dans moins d’un an!
Ce qui explique aussi pourquoi je suis absent. Et lorsqu'un blogueur déserte son blog, le lectorat fait de même. Un constat d'autant plus vrai sur un petit blog non influent comme celui-ci. Oui mais. Mais je n'ai pas vraiment envie de ça. Au tout début, ce blog, je l'avais créé pour en être le seul rédacteur. Puis sont venus mes petits camarades de jeux, rendant le titre de ce blog cohérent, et procurant un peu de vie dans ces lignes. Parce que, c'est pas pour dire, mais quand il n'ya que moi pour écrire, on s'ennuie un peu ici.
Je ne fais de reproche à personne, mais du coup, l'esprit "collectif" a complètement disparu ici, à de rares exceptions contributives près, et je songe sincèrement, par conséquent, à créer un autre blog. Je commence à avoir le tournis, à rester seul dans ce "cercle". En créant un autre blog, je pourrais peut-être retrouver un chouïa de motivation, de plaisir et de créativité dans tout ça. Proposer un autre ton. Peut-être une thématique qui me serais propre, une passion (la pêche à la carpe? les jeans slim? les pèlerinages bouddhistes? les volets électriques?)... Ou bien juste un nouvel endroit où je trouverais normal d'être tout seul. Parce que là, vraiment, comme dirait l'amie Mikeline... je n'en puis plus. Alors envoyez moi un homme, une femme, un chien, une poupée qui parle ou même une plante verte, mais balancez moi des commentaires, bordel!!!
Bon, je vais réfléchir, mais dans le fond, quelque chose a-t-il encore de l'importance en ces lieux? Suffisamment pour rester?

Edit 16h34: Aaaaaaaah, malheur, y’a plus de café…

Re-Edit 16h38: De toute façon, je dois vous laisser, je me prends des balles en caoutchouc dans la tronche. J'vous jure, on peut plus bosser...

Deux en Un !


Le joli mois de mai ne nous apporte pas seulement de beaux weekends de jours fériés, c'est aussi l'occasion de fêter deux anniversaires ! (et deux excuses de plus pour faire la fête, chouette !)



Mais comme la distance des uns et des autres m'empêche de (me soûler la gueule) trinquer avec vous, voilà un post "spécial-vous", pour nous faire patienter un peu !



JOYEUX ANNIVERSAIRE LE MEILLEUR !


JOYEUX ANNIVERSAIRE MIRABELLE !


A charge de revanche, quand on sera réunis, c'est promis !